Soul et Makossa. Résumée en deux mots, naissait à l'aube des années 70, la "world music". Pour la première fois l'Afrique, sous la forme du Makossa camerounais, pointait son nez dans la soul, héritière du jazz et du rythm'n blues. Comme bien souvent, cette étape de l'évolution des musiques, aujourd'hui jugée capitale, faillit passer inaperçue, en face B d'un 45 tours qui n'aurait jamais dû dépasser les faubourgs de Douala.
Le papa de Soul Makossa, Manu Dibango, est un personnage-clé de notre siècle. Que son oeuvre soit inégale, c'est une évidence. Parce qu'il ne cherche pas le sans-faute et le succès à tous les coups. Dibango est au moins autant journaliste, anthropologue ou philosophe, que musicien. Sans lui, la "world" aurait sans doute fini par exister : mais au moins 50 ans plus tard !
Date limite d'inscription : le 29 avril 2010
Vendredi 21 mai 2010 à 20h30
LA COUPOLE Combs-la-Ville
Prix : 21 €