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L'église Saint-Sulpice - Patrimoine de Varennes-Jarcy






 Saint Sulpice





C’était une petite église de campagne…
 
qui avait des trous dans son toit. Rien de grave, toutes les maisons, même les églises, sont obligées un jour de réparer leur toit... Mais, dirent les Varennois, pourquoi pas un vitrail neuf sous un toit neuf ? En posant les nouveaux vitraux, on gratta les murs et on découvrit des merveilles.
L’aventure commençait...




 La Mater Dolorosa


Sculpture en pierre, école Germain Pilon XVIIè, classée.
 
La légende prétend qu’elle fut retrouvée dans un champ à côté de l’abbaye de Jarcy construite sur les ordres de la Comtesse de Toulouse, belle sœur de Saint Louis.



Avant la restauration, la pierre était surchargée par 7 peintures différentes et les pieds étaient brûlés par les cierges.
Aujourd’hui, la Mater Dolorosa a retrouvé sa couleur primitive. Elle est remarquable, entre autre, par la finesse de ses mains entrecroisées.
Restaurateur : Hubert Boursier



 Les Fresques retrouvées













Le mur avant restauration et les anciens vitraux



















Révélation des grandes fresques en dégageant l'abri de la Mater Dolorosa

Restauratrice : Emmanuelle Cadet



 La Litre Funéraire et les deux Fresques Principales






Le mur restauré, avec la litre funéraire, long ruban noir, faisant le tour intérieur de l’église, sur lequel on peignait les blasons des seigneurs décédés.



















Cette litre a été retrouvée en dégageant les pierres de taille qui encadraient les vitraux. A noter également les roses à 5 pétales, symbole gothique.
 




Révélation de personnages saints, on pense à Saint Sulpice fait évêque



Fresque de Saint Georges terrassant le dragon


 Piscines





En égalisant le mur de pierres, on trouve des cavités comblées.
On suppose que c’est au XIXè  que les murs intérieurs ont été entièrement recouverts d’enduit.
A droite de l’autel, on découvre des piscines géminées, lavabo double permettant l’écoulement dans les fondations de l’eau bénite ayant servi à la ver le calice et les doigts du prêtre.





 Crédence







Découverte à la gauche de l’autel, d’une crédence, sorte de placard en pierres taillées servant à recevoir les objets du culte. La crédence sert pour y déposer également les calices et ciboires. Nous avons ajouté une porte en bois pour les protéger.







 Les Pierres Tumulaires

Ces plaques commémoratives (il y en a trois dans l’église)  datent du XVème siècle.
Rongées par le salpêtre, les pierres ont nécessité plus trois mois de traitement quotidien pour faire réapparaître la gravure.








La dalle tumulaire de Firmin de Langle (1492) avant et après la restauration
 
 
                                     Restaurateur : Hubert Boursier



Le Sol

On découvre des tomettes anciennes datant probablement du XVIè siècle, sous le plancher vermoulu. On repose les tomettes non cassées dans le fond de l’église où le passage est moindre On remplace les tomettes cassées qui se trouvaient sous des planchers sur lesquelles on plaçait les bancs



On réinstalle le baptistère du XVIIIè, au centre de l’emplacement choisi pour y poser les anciennes tomettes.


Saint Joseph

A Saint Sulpice, la seule statue en bois du XIXè siècle. Ce Saint Joseph était porté en procession autour de l’église, lorsqu’il n’y avait pas de messe (les prêtres étaient déjà fort rares à l’époque)



Cette statue a été complètement brossée et restituée dans une alcôve basse redécouverte au fond de l’église lorsque les vieux enduits ont été ôtés et les pierres de taille remises à jour.


Les poutres





En remodelant les moulures de la corniche, on redécouvre la véritable couleur des poutres de la nef. Elles sont polychromes, amarante et noir, que l'on restituera à la place des enduits blancs craquelés.




Le fond de l'église


Le fond de l’église avec l’escalier devenu impraticable qui accédait à la tribune où se trouvait la chorale des enfants. Au centre une grande cavité fermée qui avait dû abriter un vitrail.
L’escalier et la tribune ont été supprimés pour permettre la réouverture de la fenêtre et la pose du dernier vitrail, au dessus de la grande porte ouverte au XIXè et restaurée en 2002. Cette configuration apporte un meilleur éclairage qui met en valeur la charpente.




Fond de l'église 2002 et les poutres



Le Choeur


Avant : une plaque en ciment placée au dessus de l’ancien autel et des cloisons en bois plaquées contre le mur mangé par le salpêtre dissimulaient les ouvertures basses prévues pour des vitraux plus grands et qui avaient été comblées par d’énormes pierres. C’est en les ôtant pour poser les nouveaux vitraux que nous avons non seulement découvert les pierres de taille, la litre funéraire, mais aussi la « crédence » à gauche sur la photo et à droite « les piscines ».
 
Après : les ouvertures du chœur retrouvent leur intégralité et permettent de dégager les superbes pierres de « cathédrale », et de faire apparaître la litre funéraire, la crédence et les piscines.
Le sol retrouve son dallage ancien. L’ambon, l’autel et la croix en ardoise, taillés par Nicolas Alquin ont été suggérés par Monseigneur Dubost, évêque d’Evry.





L'Autel, l'Ambon, la Croix







La porte

L’unique porte de l’église donnait, comme c’était la coutume, sur le cimetière. Elle avait été comblée à l’intérieur et entièrement cachée, quand on ouvrit au XIXè siècle une grande porte dans le fond de l’église. Il a fallu la dégager car les services de sécurité nous obligeaient à créer une 2ème sortie. Travaux difficiles car il était nécessaire de réadapter la hauteur. Nous en avons profité pour la mettre de plein pied de façon à ce que les handicapés puissent entrer et sortir facilement.




La porte terminée et le chemin d'accès pour fauteuil roulant



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